Tous redoublent d’efforts pour atteindre l’île le plus vite possible, peu désireux de rencontrer la chose ayant détruit tant de navires de guerre. Soudain, un des matelots hurle. L’équipage entier se retourne et ne peut que contempler, médusé, l’énorme tentacule se dressant à quelques centimètres du navire.
N’écoutant que son courage, le capitaine s’empresse de planter une lance dans le membre, entraînant un sifflement strident et le retrait de ce dernier. Toutefois, d’autres viennent bien vite le remplacer et l’équipage, bien qu’on ne puisse trouver plus vaillant, ne parvient pas à faire reculer le monstre, lances et canons semblant à peine le chatouiller. Le capitaine donne alors le seul ordre désormais encore possible : abandonner le navire.
Le cœur gros à l’idée de quitter leur vaisseau dans de telles conditions, mais souhaitant malgré tout vivre, tous se jettent sur les chaloupes, et rament le plus vite possible en direction du rivage, à une centaine de mètres.
Concentrés sur l’effort, personne ne parle mais alors que vous n’êtes plus qu’à quelques mètres, tu entends une voix murmurer au loin « Caressez votre peur… ». Tu lèves les yeux et, sous les derniers rayons d’un soleil couchant, tu assistes à la disparition du bateau dans les flots, tiré vers le fond par de nombreux tentacules. Tu détournes le regard pour ne pas verser de larmes mais tu sais que le reste de l’équipage est dans le même état de détresse que toi.
Les chaloupes atteignent enfin la plage et tous s’écroulent, épuisés, dans la pénombre. Personne ne bouge ni ne parle, encore choqué par ce qui vient de passer. Quelques minutes passent puis, soudainement, le capitaine Cro annonce : « J’ai deux bonnes nouvelles. ». Sous le regard étonné de son équipage, il enchaine « Premièrement, on n’a perdu personne… Enfin, je ne pense pas du moins. Ensuite… », et il sort une sorte d’enveloppe en peau, « La carte n’a pas coulé avec le bateau ! ».
Même si tu ne vois pas vraiment comment vous allez pouvoir poursuivre votre quête sans navire, tu ne peux t’empêcher de sourire. « Bon, pour cette nuit, on va monter un peu vers cette forêt pour s’éloigner de la plage, sait-on jamais, et demain matin, on explore cette foutue île ! » ajoute-t-il en se levant. Emboîtant son pas sous la seule clarté de la Lune, tu ne peux t’empêcher de te demander jusqu’où allait la confiance et la joie de vivre du capitaine…
Tâche du Jour 7 – Le capitaine demande des GIFs des pires nageurs / rameurs / etc. pour remonter le moral de l’équipage après ce triste épisode. Soyez originaux mais gardez en tête que nos pirates ont besoin de rire ! (Les dupliqués ne seront évidemment pas pris en compte.)
